Je pensais comme tout le monde que les vacances étaient symbole de liberté. Combien de fois croisez-vous un ami sans l’entendre dire : ouf… j’ai besoin de vacances. Mais dis-moi l’ami, ça veut dire quoi exactement ce besoin ? Fatigue, lassitude, sensation de vide, angoisse ? Ou bien tout en même temps, ce qu’on résume souvent par la phrase magique et pas trop compromettante : ’’ J’ai grave besoin de vacances !’’.
Bon, allons plus loin, touchons au sujet qui fait mal : les vacances, on vous les sert comment ? Avec les enfants, les beaux-parents, en tête-à-tête, seul sur une île déserte ? À vous de répondre, en silence bien sûr, on ne vous demande pas d’afficher la réponse sur la place publique. Le sujet fait peur aussi, il engendre un bouleversement dans le timing journalier de façon phénoménale, surtout pour nous les hommes. Sommes-nous suffisamment armés pour aborder ce quotidien dans lequel, il faut le reconnaitre, nos femmes semblent plus compétentes et font preuve de qualités d’adaptation face à cette période particulière : patience, conscience ‘’professionnelle’’, organisation, mémoire vive, rigueur, créativité intensive… Même si durant les vacances tout semble s’effondrer, voilà finalement l’occasion rêvée pour l’homme d’entrer dans la ronde sans trop se faire remarquer. Face à toutes ces interrogations, ces hésitations, j’ai décidé de lire la fabuleuse interview du Doc ! Oui, celle du Dr Michael Aboulafia, le spécialiste des enfants, petits et même très grands… et là, tous mes points d’interrogation se sont transformés en points de suspension, d’exclamation et de satisfaction. Je vous assure que ces deux mois que l’on peut imaginer ‘’chaotiques’’, paraissent à présent comme une période magique, pendant laquelle nous allons enfin pouvoir nous redécouvrir et apprécier, sans ce rythme accéléré de l’année, les p’tits bonhommes et les p’tites princesses qui nous entourent, notre femme, nos chers parents, avec qui nous oublions parfois de partager l’essentiel : un sourire, un temps d’écoute sans chrono, un baiser non volé, un conseil bien pesé, une accolade veloutée, bref un geste tranquille d’Amour.
Avant de conclure, rendons tous hommage à un héros d’Israël qui nous a quittés : Itzhak Shamir za’l. Si vos enfants ne le connaissent pas voilà une occasion rêvée, durant ces jolies vacances, de leur faire découvrir les réalisations et les qualités de ce grand homme.
Le « Ouf », « vole » en hébreu a une connotation inverse du « Ouf » de soulagement en français… Eh oui ! Alors à vous de choisir comment aborder cette aventure qui commence et qui va durer deux bons mois… À vos marques, Ouf, partez !