Ouri Auerbach Député Habayit Hayehoudi: « J’accorde mon soutien et ma confiance à Naftali Benett »

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Député du parti Habayit Hayehoudi dans l’actuelle Knesset, Ouri Auerbach, a commencé sa carrière publique en tant que journaliste.

Il a participé et participe encore occasionnellement à de grandes rédactions de la presse écrite ou radiophonique.

C’est en 2008 qu’il décide de faire son entrée en politique au sein du parti national religieux, Habayit Hayehoudi.

Député actif, remarqué, il ne mâche pas ses mots et se fait rapidement une place dans son nouveau monde. Il y a deux mois, il a du mettre cette activité entre parenthèses pour des raisons de santé. Hospitalisé pendant un mois, certains le donnaient démissionnant de la vie politique. Il n’en est rien, bien au contraire.

 

Le P’tit Hebdo : Un mois après votre sortie de l’hôpital, comment vous sentez-vous ?

Ouri Auerbach : D’ieu merci, je me sens bien maintenant. L’épreuve est derrière moi, je vais de l’avant.

Lph : Des rumeurs ont annoncé votre départ de la vie politique. Vous démentez ?

O.A : Je n’ai aucune intention de délaisser cette mission que je m’efforce de remplir. Je suis tees attaché à la défense de nos valeurs, de notre parti et je compte jouer un rôle déterminant dans les prochaines primaires.

Lph : Pourquoi ne vous présentez-vous pas lors de ces primaires?

O.A : Je ne pense pas être suffisamment prêt pour honorer ce genre de fonction. De plus, mes soucis de santé ne me permettent pas de me lancer dans cette course. Néanmoins, je vise la place de numéro 2 sur la liste de Naftali Benett.

Lph : Pourquoi soutenez-vous Naftali Benett ?

O.A : Je lui accorde tout mon soutien et ma confiance. Il a une vision originale et juste de notre cause. Il fait souffler un vent nouveau sur le sionisme religieux en politique. Jusqu’à présent, nos idées ont du mal à s’affirmer au sein de l’électorat et du parlement. Naftali Benett a la capacité et les moyens de s’adresser à un public plus large, selon une méthode et une approche que je pense être la meilleure.

Lph : Pensez-vous que les partis sionistes religieux doivent s’adresser à un public plus large pour disposer de plus de sièges à la knesset ?

O.A : Je défends l’idée selon laquelle, les partis sionistes religieux doivent aller plus loin, d’abord, dans le public sioniste religieux lui-même.

Il est évident que nous ne réussissons pas encore à toucher toutes les composantes de ce public qui reste pour nous le numéro un. Le public sioniste religieux est constitué de beaucoup de nuances, nous devons nous efforcer de leur parler, à toutes.

Lph : Comment y parvenir ?

O.A : Nous, les représentants politiques, devons faire preuve de plus d’enthousiasme, adresser des messages plus clairs. L’unité entre les partis sionistes religieux est aussi nécessaire. J’ai le sentiment qu’elle est en cours et qu’aux prochaines élections, nous pourrons présenter une liste commune avec le I’houd Leumi. Cette alliance nous permettrait d’obtenir une dizaine de sièges.

Et surtout, il est temps que nous abordions les grandes questions, les grands sujets : l’éducation, la culture, l’économie, l’avenir des yeshivot hesder, et encore d’autres débats qui agitent notre société.

Lph : Parmi ces débats, il y a celui du service militaire pour tous. Quelle est votre position ?

O.A : Ma position a toujours été en faveur d’un enrôlement des ‘haredim dans l’armée. Il est pour moi normal que certains consacrent l’intégralité de leur temps à l’étude de la Torah. Mais ceux-là ne doivent pas être plus que 1500 ou 2000 étudiants.

Pour les autres, ceux qui n’étudient pas vraiment, ni ne travaillent, il est de leur devoir de servir dans l’armée. Pourquoi ma Torah me dit que c’est une mitsva de faire l’armée et pas la leur ? Nous avons la même pourtant !

Lph : A-t-on réellement besoin de tous ces effectifs ?

O.A : Oui, cent fois oui ! Je connais la situation des effectifs dans l’armée et je peux vous assurer que dans les prochaines années nous aurons besoin de tous ces jeunes gens.

Aujourd’hui entre 2000 et 2500 haredim servent Tsahal, la plupart dans le na’hal haredi. Il est certain que cela ne suffit plus.

Lph : Que répondez-vous à ceux qui arguent que l’armée n’est pas adaptée aux religieux ?

O.A : Chaque soldat trouve dans Tsahal un cadre qui lui convient. Il en va de même pour les hommes qui souhaitent un niveau élevé de pratique religieuse. Je ne vois pas où est le problème.

Lph : Ces jours-ci, nous commémorons les sept ans de l’expulsion du Goush Katif. Quel est votre sentiment aujourd’hui sur cet épisode ?

O.A : Le sentiment qui m’anime est celui d’une expérience mauvaise, très mauvaise et inutile. Notre rôle et nous entendons le jouer et de tout faire pour que cela ne se reproduise plus. Par ailleurs, notre parti a mis en œuvre de nombreux moyens pour aider les expulsés, afin qu’ils obtiennent des solutions durables à leurs problèmes.

Pour eux, ce ne sera plus jamais comme avant. Leur et notre maigre consolation c’est que des yichouvim entiers se reconstruisent.

Lph : Y aurait-il un effet positif de ce désengagement ?

O.A : Comment trouver du positif dans une décision aussi désastreuse ?? Non, rien de bon n’en est sorti.

La seule chose que cela aura peut-être montré c’est la solidarité du peuple d’Israël.

Lph : Ne faudrait-il pas étendre radicalement la souveraineté israélienne sur toute la Judée-Samarie ?

O.A : Évidemment, ce serait l’idéal. Nous devons y tendre, mais progressivement. Si nous commencions par les villages peuplés de Juifs, par les routes, nous parviendrions à augmenter notre souveraineté.

Lph : Qu’est-ce qui vous distingue de l’aile droite du Likoud ?

O.A : Nous prenons soin des acquis et de l’avenir du public sioniste religieux. Le Likoud est tiraillé entre les laïcs et les haredim. Preuve en est, les tergiversations autour de la conscription.

Rappelons aussi qu’Ariel Sharon était à la tête du Likoud lorsqu’il a décidé du retrait de Gaza.

Lph : Pourquoi Habayit Hayehoudi reste dans un gouvernement dirigé par le Likoud et qui a décidé du gel des constructions ou de l’évacuation de Guivat Haoulpena ?

O.A : Nous partons du principe que pour agir, il vaut mieux être dans le gouvernement qu’en dehors. Nous avons plus de données en main, plus de leviers d’action et pouvons comprendre davantage de choses.

Les décisions que vous citez, nous ne les avons pas approuvées et notre présence au gouvernement a, assurément permis de les atténuer.

Lph : Est-il vrai que l’électorat israélien est de plus en plus à droite ?

O.A : Il y a certes une tendance de vote plus à droite ces derniers temps. Mais il ne faut ni la surestimer, ni se tromper dans son interprétation.

C’est un vote Likoud, Israel Beitenou plus qu’un vote qui soutient envers et contre tout les implantations.

Ce mouvement vers la droite est positif, mais nous ne pouvons pas compter dessus démesurément.

Lph : Les troubles qui secouent les pays voisins d’Israël vous inquiètent-ils ?

O.A : Oui, je pense que nous devons être vigilant. Finalement, ce qui est inquiétant c’est que nous sommes condamnés à en être spectateurs, à attendre de voir comment cela évolue et se terminera.

Lph : Êtes-vous optimiste pour la société israélienne en ces temps difficiles ?

O.A : Nous devons avancer sur le terrain de la solidarité, de l’économie, de l’éducation. Il y a de quoi faire, aucun aspect ne doit être négligé.

L’État doit prendre ses responsabilités, la société les siennes.

Je dois avouer que je suis toujours optimiste, cela veut-il dire que j’ai raison ? Difficile à savoir.

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2 Responses to Ouri Auerbach Député Habayit Hayehoudi: « J’accorde mon soutien et ma confiance à Naftali Benett »

  1. talia

    ola de france j’avais toujours pense a l’armee comme obligatoire mais quand j’ai vu avec Goush Katif (et Givat haoulpena) que c’est l’armee qui expulse les juifs, il vaut mieu que nos enfants restent etudier la Thora jour et nuit. excuser moi de la correction mais dans la Thora il est marque que les enfants doivent etudier jour et nuit et que nous ne devons pas les sortir de l’etude meme pour construire le beit hamikdash!. alors ce n’est surtout pas pour detruire les maisons et frapper notre peuple. la vie de nos enfants est trop chere pour qu’il donnent leur vie a liberer et a defendre israel et que juste apres des politicients vendu a leur carriere et a leur argent donne ces territoires a l’ennemi! le probleme est la. Le peuple n’est pas bete et voit que la grande majorite (a l’exeption de « Tzadikim be sdom » )des politiciens cher leur petit interret, celui de l’argent au lieu de celui du peuple juif et c’est degoutant. De plus chaque fois qu’il y a eu une guerre « Hova » tout le peuple etait a l’armee, les religieux en premiers. Autre point que je voudrais corriger, qui etes vous pour decider que 1500 ou 2000 etudiants cela suffit, il me semble que sur ce point Hakosh baruch hou a deja donne son point de vue et qu’il n’a rien a voir avec ce que vous dites (confere hamelech hizkyahou et tant d’autres exemples …)

  2. gr

    tres interessant article mais comment contacter ce parti habitant jerusalem

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