« Netanyahou : ‘Marre de tous ces ‘Blassim’ !! » (Makor Rishon)
C’est mardi que doit se réunir pour la première fois la Commission ministérielle de l’Implantation, créée par le Premier ministre suite à l’évacuation de Giv’at Ha-Oulpena. Cela fera aussi deux mois que le Rapport Edmond Levy aura été remis à Binyamin Netanyahou. A l’heure actuelle, trois dossiers importants en ce domaine opposent encore le gouvernement au Ministère Public : Migron, un quartier ouest de Beit-El et « Beit Ezra » à Hevron. Le Premier ministre et la majorité du gouvernement estiment qu’il n’y a pas d’obstacles juridiques à autoriser des juifs à habiter dans ces lieux, mais face à eux se dressent une nouvelle fois des fonctionnaires judiciaires, dont le Conseiller juridique du gouvernement, Yehouda Weinstein, la directrice du Département des Saisines de la Cour Suprême, Osnat Mendel, le Conseiller juridique du ministère de la Défense Ahaz Ben-Ari et surtout le Procureur-adjoint de l’Etat, Mike Blass, dont les positions idéologiques sont connues. Ces fonctionnaires demandent le départ des habitants des trois endroits précités et se dressent contre toute tentative gouvernementale en faveur des juifs de Judée-Samarie. Depuis quelques semaines les tensions entre les deux parties sont de plus en plus ouvertes au point qu’Osnat Mendel a déclaré « que les positions de la Commission de l’Implantation constituent un véritable problème juridique ». Binyamin Netanyahou ne cache plus son exaspération face aux bâtons systématiquement placés dans les roues du gouvernement par le système judiciaire dès qu’il s’agit de ces questions. Selon des témoins, le Premier ministre se serait « lâché » lors de conversations privées, en s’exclamant « qu’il en avait marre de tous ces ‘Blassim’ », du nom de Mike Blass, l’un de plus virulents opposants à la présence juive en Judée-Samarie. Les ministres Likoud espèrent que le Premier ministre et le gouvernement se serviront enfin du Rapport Lévy qui leur permettra d’opposer des arguments juridiques cohérents et imparables face au système judiciaire hostile et qui selon eux « empiète de manière anormale dans le domaine de l’exécutif ». Mais certains s’étonnent aussi du fait « que l’utilisation du Rapport Lévy soit freinée pour des raisons que leur échappent encore ».