Rien ne prédestinait Aaron, gamin d’une cité lyonnaise, à devenir pilote d’élite dans l’armée israélienne, ni à côtoyer kabbalistes, évangélistes, messianistes et autres prophètes exaltés. Rien ne prédestinait cet homme rationnel et équilibré à franchir les limites de l’impossible, en quête de son Créateur. Pourtant, tout arrive à ce héros tragique et néanmoins attachant qui, aux commandes de son avion de chasse, s’interroge sur le déclin moral de la société israélienne – et sur le sien. Du haut de son cockpit, il traverse un espace aérien sinueux qui empruntera les voies de la Kabbale, les couloirs de l’Église évangéliste, les sous-sols du Temple, les méandres de l’intégrisme, et parfois aussi les sentiers de l’amour.
»Dieu à 12 heures » est un ouvrage puissant sur la société israélienne, la guerre, les religions, les sentiments, la vie. Malgré leurs diversités spatiales et temporelles, les intrigues sont étroitement et adroitement mêlées dans ce roman captivant. Pour son premier roman, Raphaël Rosenbaum a accompli un véritable tour de force en confrontant des sujets sensibles d’une manière originale et rigoureuse.
Nadav Hillel : Pour vous, quel est le thème central du roman ?
Raphaël Rosenbaum : C’est la sensibilité extrême et mystique du Mont du Temple qui cristallise le conflit et les divergences entre les différents monothéismes. Aucune autre parcelle sur la planète ne suscite à la fois tant de dévotion, d’amour et tant de haine et de violence.
N.H. : Nous découvrons aussi l’univers des Chrétiens sionistes – pourquoi ?
R.R. : Le sionisme chrétien m’a toujours fasciné. Sa puissance électorale/financière/politique est mal connue du public, tout comme son surprenant crédo d’ailleurs. Pour Israël, avoir le soutien inconditionnel d’un groupe aussi influent est un phénomène assez incroyable… Ce lobby compte près de 100 millions de personnes. Un lobby littéralement capable de détrôner un Président – comme Carter – ou de le faire accéder au pouvoir, comme Reagan, ou Bush fils.
N.H. : Vos personnages sont très authentiques ; où commence l’autobiographie ?
R.R. : J’ai pioché dans mon passé, et beaucoup reconnaîtront des personnages « ayant réellement existé »… et toute ressemblance ne serait pas fortuite.
N.H. : Armes chimiques, Troisième Temple, Kabbale transcendantale, coups d’État : à quel point de tels scénarii sont-ils envisageables ?
R.R. : Tout dans ce livre est techniquement possible. Tout a été vérifié : données scientifiques, religieuses et militaires. Comme moi, Aaron, le héros, est ultra pragmatique et déterministe : rien n’a été laissé au hasard, à l’imagination ou à l’à peu près.
N.H. : Aaron est révolté par la corruption et la société de consommation capitaliste israélienne ; que vous inspire le mouvement pour la justice sociale ?
R.R. : L’hédonisme de notre société me dérange énormément, autant que le culte de la télévision et ses stars. Donc s’il est vraiment sincère, je m’identifie totalement avec le mouvement et sa cause. Et comme disait Letizia Bonaparte de l’ascension de son fils : « Pourvu que ça dure »…
N.H. : En attendant le film, dont il est déjà question, quel sera le thème de votre prochain roman ?
R.R. : Napoléon encore, et plus précisément la campagne d’Égypte lors de laquelle il a visité la Terre Sainte, y a combattu et, fait rare, a été vaincu. Ses relations extrêmement complexes avec le peuple juif formeront la trame du roman.
Points de vente:
En Israël, tel: 054-6652050
En France, Tel : 01 40 05 98 55 / www.biblieurope.com
Peu de livres m’ont accroche ces dernieres annees comme Dieu a 12 heures. L’auteur a su nous convaincre et nous offrir un rare melange d’histoire, de religion, d’intrigues et de sentiments dont nous ne nous croyions plus capables. A recommender chaudement.
Un pur delice au service d’une tres belle histoire avec en plus une grande leçon .. Bravo !!
Quel beau roman! Une intrigue qui ne vous laisse le choix que de vous laisser porter d’un bout à l’autre.
Tout simplement époustouflant du debut à la fin
Se lit d’une traite! Bravo, j’attend le suivant avec impatience!!!
Dès les premières pages l’histoire ne m’a plus laché et m’a quasiment empêcher de dormir, tant j’avais envie d’avancer dans l’intrigue.
D’autre part, l’aspect hyper documenté est plus qu’instructif et apporte cette touche de vérité qu’il manque tant à beaucoup de romans.
Je l’ai commandé et envoyé à plusieurs de mes amis car pour moi, c’est le roman de l’été.
Lu d’un souffle…. Génial!