LA TESHOUVA EST UN ÉTAT D’ESPRIT

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La définition classique de la téshouva donnée par le Rambam (regret, pardon, décider de ne plus fauter) correspond à un repentir factuel pour une ou plusieurs fautes précises. De manière plus large, la téshouva est un état d’esprit qui devrait constamment nous accompagner. Une sorte de mélodie qui embellit nos pensées, paroles et actions. Certains pensent qu’ils sont en état de téshouva alors qu’ils ne le sont plus. D’autres croient que leur dévotion n’a pas de valeur alors qu’elle est extrêmement appréciée par D-ieu. Je vous propose ici quelques symptômes révélateurs de la téshouva.

Si vous vous reportez un an en arrière et que votre compréhension de la vie, de D-ieu et des autres n’a pas changé,

Si votre estime envers vous-même s’est dégradée,

Si vous aimez plus la Torah et les mitsvot que les êtres humains,

Si vous pensez avoir atteint la vérité vraie et considérez les personnes différemment engagées comme loin de celle-ci ; si la couleur de la kippa d’une personne vous indique parfaitement qui il est, et détermine s’il pourra épouser votre fille,

Si l’essentiel de votre dévotion n’est pas tournée vers votre relation avec le conjoint et l’éducation des enfants et que vous êtes de ceux qui brillent plus à l’extérieur qu’à l’intérieur de la maison,

Si vous êtes constamment triste, angoissé, et que la prière vous semble un fardeau,

Si vous êtes toujours sûr d’avoir raison,

Si vous êtes toujours sûr d’avoir tort,

Si votre amour de D-ieu et des autres ne grandit pas régulièrement,

Si vous justifiez votre colère et votre dureté comme étant des commandements de la Torah,

Si l’étude de la Torah ne vous motive pas, si la montée en terre d’Israël vous semble inutile, si l’attachement aux tsadikim vous semble superflu,

Enfin si la joie et l’espoir ne transparaissent pas dans vos paroles et que votre « gam zou létova / tout est pour le bien » raisonne comme une résignation à la souffrance,

Alors c’est que vous vous êtes peut-être arrêté de faire téshouva. Tout au moins c’est un signe que votre téshouva n’est pas équilibrée. Rabbi Na’hman enseigne que la téshouva est un processus perpétuel, générateur de bonheur. Il recommande de la gérer ainsi : lorsque l’on se sent fort et élevé spirituellement, c’est le moment de se concentrer sur nos manques. Et lorsqu’on se sent loin du Créateur, c’est à ce moment qu’il faut se rappeler que nous sommes extrêmement importants à Ses yeux, plus que tout.

C’est une vérité qui doit constamment nous accompagner, et dont le mois d’Eloul est le symbole : ani lé dodi vé dodi li. Je suis à mon Fiancé et mon Fiancé est à moi.

Rav Eliahou Haviv

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