Nos trois étapes fondamentales sont : Analyse, Identification, Action.
L’essentiel de notre vérification se situe dans l’évaluation entre le Tohou et le Tikoun. Le Tohou exprime le superficiel, et Tikoun exprime le côté profond ainsi que la quintessence. Notre expression démarre du Tohou mais ne reflète pas notre vraie volonté ou notre besoin.
Le Tohou est voué à se briser et à nous faire chuter. Nous devons repérer en nous l’espace réparé (Tikoun) et définir nos objectifs à partir de cette adresse.
En définissant nos objectifs dans une vision basée sur le Tikoun, nous avons beaucoup plus d’assurance de réussir dans notre démarche : Comment agir ? Comment considérer ces objectifs ?
Considérons d’abord le birour – vérification. Dans une forme d’auto-vérification, chacun médite et évalue les éléments de sa propre situation. Une des bases du coaching et de l’analyse est le travail en commun de deux personnes ou d’un groupe. Dans un travail, le fait d’être ensemble, apporte énormément à celui qui aspire à l’analyse.
Au delà d’être ensemble, le fait d’être accompagné dans ce processus est extrêmement porteur. Dans les Maximes des Pères est écrit l’enseignement : « Fais-toi un Rav et acquiert un ‘Haver. » On a besoin d’un ‘Haver !
L’essentiel de l’analyse n’est pas uniquement d’aller se concerter avec quelqu’un qui sait, mais aussi et surtout d’acquérir la force personnelle de pouvoir pratiquer cette analyse. D’une manière générale, lorsque l’on reçoit des directives, quoi faire et comment faire, elles nous sont adressées d’une certaine hauteur (distance-élévation), d’une perception qui n’est peut-être pas encore la nôtre. Mais le fait d’arriver à un résultat par nos propres moyens, même si celui-ci est de moindre qualité, lui donnera plus de valeur.
Un dicton de nos Sages dit : « On doit fournir un effort par nos forces propres. Lorsque l’on prend quelqu’un par la main et qu’on le guide, c’est un stade plus élevé. Mais lorsqu’il avance par ses forces personnelles, c’est plus précieux ». Pourquoi ne pas profiter d’un raccourci et faire ce que l’on nous dit ? Parce qu’il manquera une profondeur, une identification qui ne peut naître que lorsque les choses sont le fruit de notre travail, autrement cela restera superficiel.
Pour changer, il faut que cela vienne de soi. D’où l’importance du processus d’analyse, de pouvoir échanger avec un ‘Haver à égalité. Par définition, la rencontre Beya’had apporte déjà un résultat. Le fait de parler, d’échanger, assis l’un en face de l’autre, enclenche déjà quelque chose. Tohou, c’est la solitude, l’émotion, le manque de logique, une vision déformée. Le fait même de parler de notre situation dans le cadre de cette rencontre est déjà une aide.
Nombreux sont les cas où le simple fait de se tenir face à une autre personne provoque un changement dans la direction des idées. Converser dévoile une source plus concrète, plus logique, qui nous permet de percevoir d’une adresse plus objective. Nombreux sont ceux qui n’ont pas conscience de leurs capacités et sont emplis de craintes : il faut leur expliquer que le fait même de parler change déjà les choses. Celui qui sera familier avec la rencontre pourra donner d’une adresse plus fine et entière, et ainsi l’analyse sera plus porteuse.
Rav Chalom Bar-chechet
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