Premier jour : (Berechit-chapitre 21- dans la Sidra Vayera), la lecture est divisée en cinq « montées ».
Le « Yom Hazikaron »‘ – jour du souvenir - nous rappelons que Dieu s’est « souvenu » de la promesse faite à Sarah et lui donne un fils, Itzhak. Cet enfant vient après un long travail d’apprentissage de ses parents, Avraham et Sarah. C’est un enfant « miraculeux ». Il n’aurait pas du naître puisque sa mère était stérile. Sa naissance et son existence ne vont pas de soi. Il ne pourra se contenter des lois naturelles. C’est en fait le premier enfant, qui doit être pour ses parents bien plus qu’un fils biologique. Il devra élaborer une nouvelle dimension de l’identité d’Israël, à la fois dans la continuité et à la fois en décalage par rapport à ce que ses parents ont initié. C’est donc aussi pour cela que le jour de Roch Hachana, anniversaire de la naissance du premier homme biblique Adam, nous lisons l’histoire de la naissance du premier « enfant » dans la lignée d’Israël.
Itzhak est circoncis à huit jours. Il grandit aux côtés de son demi-frère Ishmaël. Cette promiscuité ne plaît pas à sa mère Sarah, qui demande à Avraham de renvoyer Hagar et Ishmaël. Avraham obtempère. Un ange vient sauver et bénir Ishmaël.
Avimelekh est le roi philistin de la partie sud ouest de la terre de Canaan. Avraham conclut avec lui un pacte de non agression à Béer Sheva, où il habitera longtemps.
Le second jour (idem-chapitre 22). La lecture est aussi divisée en cinq « montées ».
Nous lisons la suite de la lecture du premier jour, à savoir la ligature d’Isaac. Décidément, Isaac semble être vraiment « miraculé » puisqu’après avoir échappé à une « non naissance », le voici qu’il échappe à la mort ! La valeur de la vie humaine dépasse donc la simple biologie ! Cela oblige à découvrir des dimensions autres qui renvoient au divin.
Les rapports père-fils seront eux aussi bouleversés : le fils n’est pas la propriété de son père. Tout en le respectant, il devra développer sa propre vie, puisqu’il doit sa vie aussi à Dieu ! Avraham sacrifiera un bélier en lieu et place de son fils. C’est une des cornes de ce bélier qui permettra de sonner du chofar pour nous aider à continuer le travail enclenché par nos pères : spiritualité-transmission- et responsabilité personnelle.
Dr Michel Bensoussan
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Excellent. Comment avoir le petit hebdo depuis que je suis en France à Marseille. (dix ans de ma vie en Israël je connais le petit hebdo depuis longtemps aussi)