»Le mouvement de la femme sioniste religieuse » : c’est avec ces mots que l’association Emouna entend décrire sa nature.
Emouna est un mouvement féminin créé il y a maintenant plus de 70 ans. Il se donne pour but d’agir sur les plans éducatif et social, afin de répondre aux besoins de la société israélienne. En 2008, l’Association est couronnée par l’octroi du »Prix d’Israël » qui vient reconnaître et récompenser son action.
Une ampleur nationale
Emouna possède des centres dans tout le pays, 31 pour être précis, dans lesquels agissent en permanence des femmes volontaires et dynamiques épaulées par des jeunes filles du Sherout Leoumi. Le centre le plus grand est celui de Jérusalem, qui compte près de 3000 membres inscrites. « Nous nous impliquons beaucoup sur tout ce qui concerne la protection de la femme. Nous agissons pour cela aussi sur le plan législatif par l’intermédiaire de nos conseillers juridiques », nous précise Raheli Brooks, la directrice du centre de Jérusalem.
La femme et l’enfant sont au cœur des préoccupations
Emouna place au cœur de son action la femme et l’enfant et la question de leur bien-être.
Plus de 140 crèches dans le pays sont étiquetées »Emouna », mais aussi cinq écoles pour jeunes filles et une mi’hlala pour former les enseignantes dans les matières artistiques. Le mouvement propose aussi aux jeunes filles religieuses n’habitant pas en Israël de suivre un programme d’une année dans un séminaire au cours duquel un accent particulier est mis sur les matières artistiques.
« L’une de nos actions les plus importantes est l’aide aux enfants ayant des problèmes psychologiques, souvent liés à leur environnement familial », estime le Dr Carol Golding, présidente du centre Emouna à Jérusalem. « Notre mouvement possède cinq maisons à travers le pays dans lesquelles nous accueillons les enfants jour et nuit. Ce sont presque toujours des enfants pour lesquels il est quasiment impossible de retourner auprès de leurs parents », nous indique-elle. « Chaque enfant est suivi par un psychologue et une assistante sociale. Nous investissons énormément dans ces institutions en y consacrant environ 70 % de notre budget », précise encore le Dr Carol Golding. Les parents aussi sont invités à consulter les professionnels qui exercent dans ces maisons.
Les résultats sont à la hauteur des attentes : « Beaucoup se dirigent ensuite vers les universités et l’armée. Mais surtout, ils ont appris à devenir des gens »normaux », prêts à fonder leur propre famille », se félicite le Dr Golding. Emouna tâche également de répondre aux besoins financiers des familles. Raheli Brooks le rappelle : « Nous aidons les familles qui n’ont plus les moyens de placer leur enfant en crèche, nous soutenons aussi psychologiquement toutes les personnes qui nous appellent à l’aide ». Et malheureusement, Raheli Brooks doit l’avouer : « Nous constatons une augmentation dramatique des demandes ces derniers temps ».
Emouna et les Francophones
Emouna est un mouvement qui rayonne dans le monde juif au sens large du terme. Néanmoins, les responsables déplorent qu’il n’existe pas en Israël de branche francophone. « Nous sommes très intéressées à constituer un groupe de femmes qui organiseraient des activités pour les Francophones », nous informe Raheli Brooks.
Le 26 novembre : Concert de soutien à l’action d’Emouna
Pour la quatrième année consécutive, le centre de Jerusalem organise un concert de hazanout à Jérusalem. Cette année, il aura lieu le 26 novembre au théâtre de Jérusalem. « Nous attendons beaucoup de cette soirée », nous confie Renée Baker, elle aussi présidente du centre de Jérusalem et parmi les principaux organisateurs du concert, « de grands chanteurs s’y produiront. De plus, cela nous permettra de montrer qui nous sommes, quelles sont notre action et notre implication croissante dans et pour la société israélienne ».
Renseignements :
Tel : 02-5639963
Mail : remunah.j@gmail.com