Zevouloun Orlev a intégré, jeune, les rangs du parti national religieux (Mafdal). Combattant dans Tsahal, il a fait partie de ceux qui ont libéré Jérusalem lors de la guerre des Six Jours.
Il est actuellement député, a été président de la commission pour l’éducation puis de celle pour les droits de l’enfant dans la Knesset actuelle. Il est président du parti Habayit Hayehoudi.
Le P’tit Hebdo : Quelle est votre définition du sionisme religieux ?
Zevouloun Orlev : Il s’agit d’un mouvement qui relie emouna (foi), judaïsme, Hashem, les mitsvot et le sionisme.
Un vrai Juif est obligatoirement sioniste et un vrai sioniste est Juif.
En effet, l’une des mitsvot les plus clairement énoncées par la Torah est celle d’habiter en Israël.
Lph : Comment cette tendance est-elle représentée au sein de la population israélienne ?
Z.O. : 15 % des Israéliens se revendiquent de cette tendance. Aujourd’hui, la Knesset compte 15 députés sionistes-religieux repartis sur sept partis différents.
Lph : Pourquoi ne pas réunir tous ces députés sous un même drapeau ?
Z.O. : Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour y parvenir. Je souhaite vraiment que nous tirions les leçons de notre désunion. Cela a causé de nombreux dégâts au sein du sionisme religieux mais aussi à l’État d’Israël. En effet, notre projet sioniste-religieux n’a de sens qu’au service de l’État dans son ensemble. Si nous parvenons à insister sur le caractère juif de l’État, à faire valoir son importance, alors nous pourrons influencer dans de nombreux domaines comme nos frontières, mais aussi notre vie quotidienne tout simplement. Et je rentre dans ce tableau le Rav Amsellem, élément incontournable.
Lph : Les primaires, est-ce dans cet esprit que vous y allez ?
Z.O. : En fait, cela rentre dans ce changement que nous nous devions de réaliser. Depuis les dernières élections, les esprits ont mûri, la jeune génération veut peser de son poids.
Donc, ces primaires sont un processus naturel pour redonner au sionisme-religieux sa place dans l’électorat israélien.
Lph : Pensez-vous que la »vieille garde » doive se méfier de la »jeune garde » ?
Z.O. : Je ne me considère pas comme la »vieille garde », en ce qui concerne les élections à la Knesset : je n’ai jamais dirigé la liste de mon parti.
En revanche, j’ai beaucoup d’expérience, et j’ai à mon actif de grandes réussites dans ma carrière politique en tant que député.
La politique, ce n’est pas un hobby, ni un jeu de télé-réalité ! Je pense qu’il ne faut pas se précipiter en voulant être chef sans passer par la base et connaître le monde politique d’en bas.
Lph : Quels sont vos pronostics pour les élections ?
Z.O. : Si nous présentons une liste unie, nous pourrons atteindre les 10 mandats.