Ouri Ariel figure sur la liste du Ihoud Leumi dès sa création, lors des élections de 1999. Le parti n’obtient pas assez de voix pour qu’il ait un siège à la Knesset. Cependant, il y siégera à partir de 2001, en remplacement de Rehavam Zeevi (z »l) après son assassinat.
Depuis, il a été considéré comme l’un des députés les plus actifs se faisant remarquer par sa présence et son action.
Il est aujourd’hui numéro 2 du Ihoud Leumi après Katzele.
Le P’tit Hebdo : Qu’est-ce que recouvre aujourd’hui l’appellation »sionisme-religieux » ?
Ouri Ariel : Il s’agit toujours du même triptyque : Eretz Israël, Am Israël, Torat Israël. Il est vrai que l’influence des partis sionistes-religieux a décliné ces derniers temps mais la situation s’améliore.
Le public sioniste-religieux est de plus en plus nombreux à l’armée, dans les universités, dans toute la société civile.
Lph : On reproche parfois au Ihoud Leumi d’être trop soumis aux rabbanim. Qu’en pensez-vous ?
O.A. : Nous avons de grands chefs spirituels, comme le Rav Dov Lior, le Rav Haïm Steiner (Merkaz Harav) et le Rav Eliezer Melamed (Har Braha).
Nous les admirons et les respectons. Nous nous tournons vers eux pour avoir leurs précieux conseils. Mais il n’est pas juste de dire que nos décisions sont purement et simplement conditionnées par leurs avis.
Lph : Pourquoi ne pas organiser des primaires au Ihoud Leumi ?
O.A. : Nous ne sommes pas le seul parti qui ne tient pas de primaires. Selon nous, ce processus n’apporte rien de bon au parti. Il est souvent à l’origine de tractations, de corruption. Ce n’est pas l’image que nous avons de la politique, ni celle que nous voulons donner.
Lph : Quels sont vos objectifs prioritaires pour le pays ?
O.A. : Il me semble primordial d’apporter un vent de judaïsme au peuple d’Israël. »Ki Mitsion Tetse Torah Ou Dvar Hashem MiYeroushalayim » (De Sion sort la Torah et de Jérusalem la parole de D’ieu) : nous devons redonner tout son sens à cette vérité.
Pour cela, je crois dans le pouvoir de l’éducation. De ce fait il me semble indispensable d’instaurer plus de judaïsme dans toutes les structures éducatives.
Par ailleurs, nous défendons l’idée que les couches défavorisées doivent être soutenues même si c’est au détriment des plus favorisées.
Cela permettra aussi de ressouder les cellules familiales. La prise en charge des enfants n’en sera que meilleure et la jeunesse qui rencontre parfois certains problèmes, pourra se restructurer.
Lph : Comment se profilent les prochaines élections pour le sionisme-religieux ?
O.A. : Je crois en D’ieu, j’ai confiance, je suis très optimiste.
Néanmoins, il faut avoir en tête certaines données : nous devons mettre en application l’accord de principe signé avec Habayit Hayehoudi si nous voulons avoir une influence.
Idem pour le Rav Haïm Amsellem : seul, il n’est rien, il lui sera impossible d’entrer à la Knesset.
Tous les religieux-sionistes doivent s’allier, et nous pourrons prétendre au minimum à 10 sièges dans la prochaine Knesset.
Lph : Êtes-vous prêt à rentrer au gouvernement ?
O.A. : Nous voulons rentrer au gouvernement mais pas sur n’importe quelle base ! Nous ne pouvons accepter une certaine ligne politique qui a été mise en place par le Likoud lors de la dernière mandature. La coalition gouvernementale doit s’engager à ne pas refaire les mêmes erreurs.