Ayelet Shaked:  »Notre combat aujourd’hui se fait sur la préservation et l’ancrage de notre âme juive »

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Ayelet Shaked a été désignée par le magazine  »Globes » comme l’une des 50 femmes les plus influentes dans le pays.

Proche de Naftali Benett, ils ont travaillé ensemble auprès de Binyamin Netanyahou puis ont créé le mouvement Israël Sheli, qui compte aujourd’hui 140 000 membres.

Femme, laïque, de Tel Aviv, elle ne passe pas inaperçue dans le camp politique qu’elle a choisi : Habayit Hayehoudi.

 

Le P’tit Hebdo : Vous êtes décrite comme une femme, laïque, qui s’associe aux sionistes-religieux. Comment vous définissez-vous ?

Ayelet Shaked : Je suis une israélienne, juive et sioniste. Il est vrai que le fait que je sois femme et mère de deux enfants donnent une autre dimension à mon engagement associatif et politique. Je dirais même que cet engagement donne une autre dimension à mon rôle de mère aussi. On ne peut dissocier complètement les mondes auxquels nous appartenons.

Lph : Pourquoi avoir choisi Habayit Hayehoudi et ne pas être restée au Likoud ?

A.S. : Pourquoi devrions-nous fractionner les partis, les sectorialiser ? Mes idées, je les retrouve davantage auprès des partisans d’Habayit Hayehoudi. Pourquoi le fait que je ne sois pas religieuse me fermerait la porte de ces idées et du parti qui les représente ?

Nafatli Benett et moi-même sommes convaincus que ces clivages n’amènent qu’à la diminution de Knesset en Knesset du nombre de nos représentants.

Je ne suis pas d’accord avec un certain nombre de politiques menées au Likoud, notamment concernant la Judée-Samarie. Je suis pour un retour de la souveraineté israélienne dans les territoires  »C ».

Lph : Pourquoi avoir quitté le monde associatif pour la politique ?

A.S. : J’y ai longuement réfléchi. Je me suis demandé s’il valait mieux agir de l’extérieur à travers mon mouvement  »Israël Sheli » ou de l’intérieur en me présentant à la Knesset.

Finalement, je me suis aperçue que  »Israël Sheli » continuerait à exister et à agir même sans moi et que si je rentrais en politique c’était dans un groupe défini, je ne suis pas seule, nous pouvons influer.

Lph : Quelles sont vos priorités ?

A.S. : D’abord une éducation juive pour tous. J’ai été élève dans une école publique non religieuse et mes enfants sont aussi scolarisées dans ces structures. Mais je ne pense pas que ces élèves ne doivent pas bénéficier d’un enseignement qui renforce leur identité juive. C’est pour moi fondamental. Notre combat aujourd’hui se fait sur la préservation et l’ancrage de notre âme juive.

Ce qui suppose des changements dans le système éducatif mais aussi dans celui de la rabbanout.

Lph : Quelle est votre opinion sur une union des partis de droite sionistes-religieux ?

A.S. : Elle est nécessaire. Nous tendons la main à tous, y compris ceux qui sont à la droite du Likoud ou encore au Rav Amsellem.

Lph : Vous croyez en la réussite d’une telle union ?

A.S. : Oui, Naftali Benett est un homme fédérateur, nous avons déjà commencé à signer un accord avec Katzele. On est sur la bonne voie !

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