Bouillon de politique

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La conquête des électeurs a démarré sur les chapeaux de roue. La population en Israël est ultra-réactive, et à peine le coup d’envoi donné, tout le monde s’agite déjà, surtout au sein des partis religieux. En effet, les enjeux sont de taille, ces élections pourraient constituer un tournant dans les milieux traditionalistes, sionistes-religieux et orthodoxes. Shass a mis les bouchées triples en présentant non pas un, mais trois chefs à la tête de son parti… avec le retour du lion rugissant Arié Derhy. Le parti ‘’Habayit Hayeoudi’’, lui, cherche encore son dirigeant : ancienne ou nouvelle garde ? Le concours entre Benett, Orlev et Hershkowitz sera signe d’un nouveau départ… ou d’une suite, les membres du parti en décideront eux-mêmes. Au Ih’oud Leumi de Ketsale et Ariel, tous ne sont pas d’accord pour entrer dans cette grande Union; en effet, Eldad et Ben Ari ont décidé de marcher seuls, c’est leur droit. Celui qui crée la surprise une fois de plus, c’est le  Rav Haïm Amsellem qui, c’est officiel, se lance dans la course, tout seul, à la tête de son parti  Am Shalem. Un parti très sépharade, très bleu-blanc et avec une attention particulière aux francophones, puisque la représentante féminine de sa liste en est une : Tamar, à qui nous souhaitons Beatslaha!

Bref, tout ceci semble bien compliqué pour les néophytes, c’est pourquoi, pour ce premier dossier électoral, notre équipe a interrogé pour vous chacun des dirigeants du monde sioniste-religieux… Des questions sans détour, pour des réponses parfois surprenantes et surtout très instructives.

J’entends souvent le même discours des Francophones qui déplorent le manque de représentation auprès des autorités et services publics. Et ils ont raison. Ils ont l’impression parfois de ne pas compter aux yeux des décideurs. Pourquoi ? Parce que manifestement nous ne sommes pas assez impliqués dans le système politique, et nous ne soutenons pas vraiment les représentants francophones (et ils sont nombreux), qui osent se lancer dans l’arène politique. Chers lecteurs, il est temps de tourner le dos à la politique française et d’œuvrer pour la nôtre,  dans l’intérêt de notre terre, de l’éducation de nos enfants, et de notre porte-monnaie. Il est temps de se lever, de quitter notre passé, la terre de nos habitudes, et de faire ce  premier pas de Leh’ leh’a,  ce retour à soi, aux vraies valeurs, et de s’engager à fond et politiquement pour l’avenir de notre société.

Peu importe le parti que vous soutiendrez, tant que ce n’est pas celui d’Ahmed Tibi bien sûr, l’important est de manifester son intérêt, d’assister à des meetings, de bien cerner chaque dirigeant…et après mûre réflexion, de choisir son camp: c’est ça aussi, vivre en Israël, c’est ça aussi la Alyah !

Avraham Azoulay

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One Response to Bouillon de politique

  1. Tu écris « Tout le monde s’agite en Israël… ». Peut-être est-ce vrai dans certains cercles de Jérusalem, mais pour ma modeste part, j’ai plutôt le sentiment que les Israéliens sont 1) écoeurés par les manoeuvres politiciennes en cours, notamment du retour de Déri et d’Olmert(annoncé mais pas confirmé). Un tiers de la population israélienne est en passe de passer sous le seuil de pauvreté et d’un autre côté, les prochaines élections vont coûter 450 millions de shékels : que pensez-vous de la juxtaposition de ces deux informations ? 2) De plus, les Israéliens n’ont, dans leur grande majorité, aucune culture politique (si, si), ils sont hyper-vulnérables à toute communication pourvu qu’elle soit bien ciblée et adaptée à leur profil psycho-social (et il y a des spécialistes pour cela). Pour me résumer, je les vois se lever à 5 heures et demie du mat, attendre le chérout au coin des rues qui les mènera une demi-heure plus tôt à leur boulot, et rentrer tellement crevés le soir qu’ils deviennent des victimes faciles pour le matraquage télévisuel…
    Ensuite tu nous encourages à « assister à des meetings »… En somme, tu nous conseilles de redevenir des groupies de tel ou tel futur élu qui t’oubliera quand il n’aura plus besoin de toi ‘voir Pirké Avot)… Je préfère me casser la tête sur une page de Guémara pendant une heure plutôt que de me demander si tel ou tel défendra mieux mes intérêts (en incitant, par exemple, les banques israéliennes à revoir à la baisse leurs commissions et le ribit qu’elles te facturent dès que tu es un jour dans le rouge, bravo le ‘héssed !).

    Au final, si je t’aime bien, toi et ton canard, c’est aussi parce que tu sais faire une large place à la Thora dans tes colonnes et dans notre vie, un truc que nombre d’Israéliens de souche feraient bien de redécouvrir — et sur lequel l’argumentaire à venir des candidats à la Knesset sera plutôt léger, tu peux me croire.

    Bien à toi,
    David

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