David Ouaki a aidé de nombreuses familles françaises dans le cadre du programme »Alya clés en main », lorsqu’il occupait le poste de coordinateur pour les Olim Hadashim à la mairie de Jérusalem.
Ayant quitté ces fonctions, David Ouaki n’a pas pour autant abandonné sa mission d’assister les Français qui ont décidé de s’installer en Israël, et plus précisément à Jérusalem.
C’est ainsi qu’en juillet 2011, il lance une association : l’Union des Olim de France. Il nous en dit davantage.
Le P’tit Hebdo : Pourquoi avoir créé une association ?
David Ouaki : Le travail associatif est très important au regard de l’accueil et de l’intégration des Olim Hadashim. Sur ce plan, il faut reconnaître que les villes de Natanya et d’Ashdod comptent de nombreuses structures associatives très efficaces.
En revanche, depuis la disparition de l’UNIFAN à Jérusalem, il y a huit ans, les Francophones de la capitale souffraient d’un manque de représentation associative qui pourrait les aider dans leurs démarches.
Lph : Pourtant les Francophones de Jérusalem semblent structurés.
D.O. : Si l’on observe le paysage francophone à Jérusalem, on s’aperçoit qu’il y a un grand nombre de synagogues, de centres communautaires, mais pas véritablement d’associations.
Lph : De quel genre d’association voulez-vous parler ?
D.O. : Je pense à des structures vers lesquelles les Francophones peuvent se tourner afin de solliciter une aide dans tous les domaines qui concernent leur alya et leur intégration.
Lph : Est-ce cela le but de l’Union des Olim de France ?
D.O. : Exactement. Nous partons du constat que les Olim, même anciens, peuvent se trouver confrontés à des obstacles linguistiques ou de compréhension administrative. Mon expérience dans le domaine de l’assistance aux Olim m’a montré que certaines questions reviennent souvent et ne taraudent pas seulement ceux fraîchement arrivés. Je pense à la fiscalité, au logement, à la scolarité des enfants ou au problème de la reconnaissance des diplômes notamment.
En réalité, l’information existe, mais elle n’est pas toujours facile à trouver et/ou à comprendre.
Lph : Concrètement comment aidez-vous les Olim de France ?
D.O. : Nous concentrons notre action sur les Olim qui vivent à Jérusalem, et ils sont de plus en plus nombreux. Nous sommes là pour les conseiller, les orienter, les aider à s’adresser aux administrations compétentes.
Parallèlement, nous mettons en place un planning de conférences lors desquelles ils pourront s’informer de façon claire et obtenir des réponses à leurs interrogations. Mes anciennes fonctions m’ont permis de disposer aujourd’hui d’un réseau d’experts dans tous les domaines administratifs pouvant intervenir devant un public francophone.
Par ailleurs, une bonne intégration passe forcément par une bonne connaissance de l’histoire et de la géographie du pays. C’est pourquoi nous organisons aussi des activités socio-culturelles ainsi que des sorties dans le pays.
Lph : Combien de membres compte l’Union des Olim de France ?
D.O. : Nous avons 300 personnes qui cotisent dans notre association. Environ sept bénévoles m’entourent pour porter assistance aux Francophones qui nous sollicitent.
Par ailleurs, je tiens à saluer le travail de nos administrateurs : Nathalie et Laurent Benhaïm, Michèle et Max Amram, Caroll Azoulay et Lidya Touitou, chacun apportant des compétences dans son domaine.
Lph : Quelle évolution souhaitez-vous pour votre association ?
D.O. : Nous espérons grandir financièrement et structurellement afin de pouvoir réaliser un véritable travail de lobbying et aider toujours mieux les Francophones dans leur intégration en Israël.
Pour tout renseignement
David Ouaki
Tél : 054-2119600
Mail : daouaki@yahoo.fr
Guitel Ben-Ishay
belle initiative