Nous poursuivons notre découverte des artistes sélectionnés par Avraham Azoulay et Nissim Cohen pour leur projet ‘’La Chance aux talents’’.
Arrivée en Israël à l’âge de 18 ans, elle a étudié au Ma’hon Ora avant de se découvrir une passion et un don pour le dessin.
Ruth nous explique ce qui fait d’elle une artiste originale dans son parcours et dans sa façon de pratiquer son art.
Le P’tit Hebdo: Racontez-nous comment s’est révélée votre vocation d’artiste.
Ruth Eshkol: Avant d’arriver en Israël et de commencer mes études au Ma’hon Ora, je n’avais pas d’activité artistique particulière. J’ai des souvenirs de dessins au fusain étant enfant, mais je ne passais pas mon temps à peindre ou dessiner.
En fait, la révélation s’est faite lors d’un pèlerinage sur les tombes des tsadikim. Je voulais acheter un poster de Baba Sale pour ma grand-mère mais, barou’h hachem, je n’avais pas assez d’argent sur moi. Contrariée de ne pouvoir offrir ce cadeau à ma grand-mère, j’ai acheté de quoi le dessiner. Et le résultat a été au-dessus de mes espérances.
Lph: Avez-vous alors décidé de suivre des cours?
R.E: Oui, j’ai tout de suite voulu me perfectionner dans ce domaine. C’est un grand amour, une passion qui étaient nés. J’ai alors pris des cours à Paris avec une artiste israélienne, mais aussi dans un centre communautaire et chez une artiste qui avait son atelier en-dessous de chez nous.
Cette période d’apprentissage m’a donné la méthodologie et l’approche pour peindre et personnaliser mon art.
Lph: Comment définiriez-vous votre art?
R.E: Tout d’abord, mon art n’est que le résultat de ce que D’ieu fait de mes mains, tout vient de Lui.
Mes peintures reflètent différentes périodes dans ma vie d’artiste. J’ai commencé par peindre des tableaux très proches de la réalité en prenant presque toujours un modèle, comme un personnage ou un paysage.
Puis petit à petit, je me suis sentie plus libre et j’ai touché à des thèmes très variés en faisant appel aux formes géométriques et en utilisant différents outils de peinture.
Lph: Quelle est votre source d’inspiration?
R.E: Lorsque je peins, j’écoute soit de la musique hassidique soit des cours de Torah. C’est dans la spiritualité que je puise mon inspiration.
Ainsi, j’écoute beaucoup le Rav Yoel Benharrouche et le Rav Raphaël Sadine. C’est d’ailleurs les cours du Rav Sadine qui m’ont encouragée à me lancer complètement dans l’art.
En effet, il insiste beaucoup sur le fait que nous n’avons pas le droit de passer à côte de l’essentiel dans notre vie. L’essentiel est d’avoir une vie de Torah: l’art est pour moi une façon de le vivre, il est un langage universel.